ASSOCIATION MERYU

MERYU est une association indépendante du point de vue politique et religieuse, sans but lucratif, régie par les articles 60 et suivants du Code Civil Suisse.

Le siège de l’association MERYU est établi dans le canton de Genève (15 rue des Savoise, 1205 Genève, SUISSE), et sa durée est illimitée.

Définition

Le terme mryw, prononcé « meryu /meryou » est un nouveau mot inventé par le Sesh Nke Tara. Inspiré des mdw-nṯr « medu-neter » (hiéroglyphes kamits), du terme mr.y accordé au pluriel w.

MERYU a plusieurs significations dont :

– Les biens aimés, les gardiens, les surveillants
– Les Justifiés des deux Maâ.t
– Les guides qui éclairent sur la sagesse et la connaissance héritées des bâtisseurs des Pyramides.

But et objectifs

MERYU a pour but de proposer un ouvrage numérique de référence du patrimoine historico-culturel des civilisations et sociétés mélano-africaines, depuis l’origine de l’humanité.

Les objectifs :

  • Proposer des connaissances de qualités, de sources vérifiables, sur la base de recherches méthodiques et rigoureuses de chercheurs, savants et historiens, de préférence mélano-africains *.
  • Rendre accessible ces connaissances, par la vulgarisation et la traduction de celles-ci notamment dans les langues les plus populaires d’ «Afrique Noire».
  • Promouvoir des auteurs, des ouvrages et des initiatives culturelles et économiques qui sont issus de la communauté mélano-africaine (continent, diaspora et descendante).
  • Promouvoir ces connaissances par des formations de type classique ou en ligne (E-Learning).

 


* Pour illustrer ce choix paradigmatique :

« Un jour, l’histoire aura son mot à dire, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseigne à l’ONU, à Washington, Paris ou Bruxelles, mais l’histoire qu’on enseignera dans les pays libérés du colonialisme et de ses marionnettes. L’Afrique écrira sa propre histoire. Une histoire faite de gloire et de dignité » (Patrice Lumumba)

« Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront à glorifier le chasseur. » (proverbe africain)

« Le peuple colonisé est idéologiquement présenté comme un peuple arrêté dans son évolution, imperméable à la raison, incapable de diriger ses propres affaires, exigeant la présence permanente d’une direction. L’histoire des peuples colonisés est transformée en agitation sans aucune signification et, de ce fait, on a bien l’impression que pour ces peuples l’humanité a commencé avec l’arrivée de ces valeureux colons. » [L’An V de la révolution algérienne, 1959, Frantz Fanon, éd. La Découverte, 2001, p. 176]

« Le colon fait l’histoire. Sa vie est une épopée, une odyssée. Il est le commencement absolu : « Cette terre, c’est nous qui l’avons faites. » Il est la cause continuée : « Si nous partons, tout est perdu, cette terre retournera au Moyen-Age. » En face de lui, des êtres engourdis, travaillés de l’intérieur par les fièvres et les « coutumes ancestrales », constituent un cadre quasi minéral au dynamisme novateur du mercantilisme colonial. » [Les Damnés de la Terre, 1961, Frantz Fanon, éd. La Découverte poche, 2002, p. 52-53]